MA-LAZA 08 FEVRIER 2012

1. rijadolly ( 08/02/2012 02:17)
novalian'i rijadolly ny 08/02/2012 02:28
2. rijadolly ( 08/02/2012 02:28)
Conjoncture: Tojo Ravalomanana suspecté de se livrer à un trafic d’armes


Me Hanitra Razafimanantsoa, avocat de la famille Ravalomanana, a qualifié d’illégale la perquisition effectuée dans la demeure de Tojo Ravalomanana à Manjakatompo, par les éléments de la Direction de la Sécurité du Territoire.

En effet, elle estime que la perquisition n’était pas conforme au code de procédure pénal en vigueur sur le territoire national. L’équipe de la DST est entrée par effraction dans la demeure du fils cadet de l’ancien président. Auparavant, ses éléments ont coupé l’électricité avant de s’introduire dans la place, en utilisant une meule et un groupe électrogène. Leur entrée était accompagnée de tirs nourris. «Un des chiens de garde a été abattu par balle», a-t-elle précisé.
De plus, elle a rappelé que l’équipe de la DST a effectué cette perquisition à partir de 20 heures et demie. Elle n’a présenté le mandat qu’après s’étre introduite par effraction.
Tojo Ravalomanana est soupçonné de détention d’arme prohibée et de trafic d’armes. Ce fut le motif de cette perquisition. Après trois heures d’investigations serrées, aucune arme n’a été découverte, à l’exception de quelques boulettes de cannabis découvertes à l’extérieur de la maison.
La défense envisage de saisir le tribunal compétent pour cette affaire de perquisition non réglementaire.

Précisions de Nakany Charly

Interrogé sur cette affaire de perquisition, le commissaire Nakany Charly de la Direction de la Sécurité du Territoire, a rétorqué qu’un mandat de perquisition en bonne et due forme a bien été délivré par le Procureur du tribunal d’Antsirabe. D’après ses propos, une approche au préalable auprès du propriétaire de la maison a été effectuée, mais celui-ci, au contraire, a renforcé le dispositif de sécurité de sa maison. «Face à ce refus, nous avons été contraints d’entrer par effraction et ce, avec l’accord du Procureur d’Antsirabe», a-t-il indiqué. Et de continuer, qu’un chien de garde, présent sur place, a été blessé et non abattu par balle comme l’a prétendu Me Hanitra Razafimanantsoa. Le commissaire a également démenti l’information selon laquelle la perquisition s’est déroulée vers 20 heures. Il a confirmé que son équipe est arrivée sur place vers 18 heures et demie.

RR.
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Pour une réelle politique du riz

Nous sommes en février 2012. Quelle que soit la situation politique, le social est une réalité qui interpelle tous les jours. Le social, c’est les PPN. C’est la santé publique. C’est la sécurité des biens et des personnes. C’est la sécurité de l’emploi. C’est le vécu quotidien de tous les Malgaches. Notamment des paysans et autres Malgaches des coins reculés qui ignorent de ce qui se trame à Antananarivo.
Ces millions de Malgaches veulent une sortie de crise… alimentaire. L’augmentation du prix des PPN constitue un danger plus grave que les bombes… artisanales déposées ici et là, il y a quelques temps de cela. L’inflation frappe les foyers. Et une population qui a faim et qui ne mange pas à sa faim, qui n’a pas les moyens pour vivre, voire, pour survivre, est d’autant plus fragile qu’elle est facilement manipulable.
Nous allons entrer dans une nouvelle phase politique. Le régime de transition doit étre capable de répondre aux attentes de la population. Ce n’est pas une question de chiffre, uniquement. Du riz bon marché ? Pourquoi pas ? Mais le problème, vu sous cet angle, favorise les citadins. Et les paysans producteurs ? Quelle politique pour relancer l’agriculture ?
La transition n’aura pas le temps de mettre en place une politique du riz. Mais il est temps d’y réfléchir. Nous importons du riz parce que la production locale est insuffisante. Mais vice versa, la production locale est insuffisante parce que, justement, nous importons du riz. Et les potentiels investisseurs préfèrent investir dans le business rapide qu’est le commerce. Tout en contrôlant la production locale par les collecteurs… Le riz est un produit d’avenir, actuellement. De plus en plus de pays en consomment en quantité. L’exportation de riz est une réelle opportunité.
Le Malgache est le premier consommateur de riz. Il a la culture du riz. Dans les deux sens du mot culture. Il est anormal, voire débile, de voir Madagascar en importer depuis une cinquantaine d’années. C’est tellement énorme qu’on en …« riz » jaune !
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SEM Jean-Marc Châtaigner: «Pour le renforcement du rôle de Beriziky»



SEM Jean-Marc Châtaigner estime que les attributions principales ainsi que les capacités de décision du Premier ministre de consensus doivent étre bien définies. Selon ses propos à ce sujet, le Premier ministre de consensus devrait entièrement contribuer à améliorer et à accélérer le processus de sortie de crise en focalisant tous ses efforts vers la (bonne) mise en Å“uvre de la feuille de route.

L’installation du bureau de liaison de la SADC, que la France a souhaité ardemment depuis deux ans, devrait permettre de gérer les conflits d’interprétation de la Feuille de route, a souligné le numéro Un français à Madagascar, dans une copie d’une lettre qu’il a adressée au président du Congrès, Mamy Rakotoarivelo.
En outre, l’ambassadeur de France a affirmé qu’il est fort préoccupé par certains actes commis très récemment dont la lettre du 3 février 2012 du Secrétaire Général du ministère malgache des Transports adressée à la Compagnie aérienne sud-africaine Airlink, ou encore la perquisition menée par les autorités malgaches au domicile privé de Tojo Ravalomanana. « Ces faits me paraissent bien contraires à l’esprit et à la lettre de la feuille de route », a-t-il déclaré.
SEM Jean-Marc Châtaigner a rappelé qu’il est important, dans le contexte de mise en oeuvre la plus consensuelle de la feuille de route, d’éviter les décisions non concertées, susceptibles d’étre interprétées comme autant d’actes unilatéraux ou de provocation par les autres parties prenantes. « Si l’on veut éviter de rééditer les erreurs passées, il importe de privilégier les négociations dans le rapport de forces et les postures d’intimidation», a-t-il ajouté.
Dans cette lettre qu’il a adressée à Mamy Rakotoarivelo, SEM Jean-Marc Châtaigner a exprimé ses impressions en ces propos : « j’ai pris connaissance avec étonnement des déclarations que vous auriez faites lors d’une conférence de presse à l’hôtel Colbert le samedi 4 février. Vous auriez notamment qualifié, à cette occasion, la position de la France « d’ambiguë » dans le processus de sortie de crise malgache ».
Le diplomate français de rappeler la position de la France par rapport à la crise politique locale. Selon ses propos, Paris souhaite le retour de Madagascar dans l’ordre constitutionnel, l’appui à toutes les initiatives nationales et internationales, le soutien sans faille aux efforts de médiation et de rapprochement politique conduit par la SADC et l’attachement dans le cadre de la feuille de route au respect des principes démocratiques fondamentaux et des droits de l’Homme.

Lova E.
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Commémoration du 07 février 2009: Rajoelina veut se débarrasser de Ravalomanana et de Ratsiraka


Le Président de la Transition a été intransigeant hier à Ambohitsorohitra. Il s’oppose au recours à la force à l’encontre des manifestants. Durant son discours, Andry Rajoelina a de nouveau évoqué l’impunité zéro pour les crimes de sang.
Les deux anciens chefs d’État, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, ont été visés par le Président de la Transition hier pendant son discours lors de la commémoration du carnage du 07 février 2009. Le PHAT a rappelé, par la méme occasion, les événements sanglants du 10 août 1991.
Il a souligné que ces deux évènements avaient causé la mort de plusieurs civils malgaches. Par conséquent, il a martelé que tout politicien ayant commis un crime de sang ne devrait plus diriger l’État.
D’un ton ferme, le Président de la Transition a déclaré que, jamais, il ne tolérera la culture d’impunité tant qu’il dirige le pays. En outre, il a condamné la volonté des anciens dirigeants d’avoir recouru au crime contre leur propre peuple pour se maintenir au pouvoir.
Toujours dans sa déclaration, Andry Rajoelina a révélé ses principales préoccupations dans la gestion des affaires de l’État. La lutte contre l’insécurité alimentaire et contre la pauvreté constitue ainsi l’une de ses priorités. En revanche, il a confié sa nette aversion pour les individus assoiffés de pouvoir et les égoïstes.
Une autre cérémonie de commémoration du drame d’Ambohitsorohitra s’est tenue parallèlement à Farafangana où résidaient deux autres victimes de la fusillade du 7 février 2009.
12 des 48 victimes de cette journée sombre de l’histoire de Madagascar étaient originaires de la région du Sud-Est du pays.
Des victimes et leurs proches n’ont de cesse de réclamer la vérité sur cette tragédie. Ils exigent également que les véritables coupables soient punis.

Marc A.
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Ambohitsorohitra: Les opposants absents

Les opposants à la Haute Autorité de la Transition ont été absents de la cérémonie de commémoration du 07 février 2009, hier à Ambohitsorohitra. Ni les membres du gouvernement issus des mouvances Zafy et Ravalomanana, ni ceux du parti MONIMA n’ont été vus sur place.
Les grands absents de cette cérémonie étaient sans nul doute le Premier ministre, Jean Omer Beriziky, et le président du Congrès de la Transition, Mamy Rakotoarivelo.
En revanche, le Gal Dolin Rasolosoa, président du Conseil Supérieur de la Transition, a rehaussé de sa présence cette cérémonie. Il en est de méme des autres chefs d’institution dont Herinirina Rakotomanana, président de la CENI, ou encore de Jean-Michel Rajaonarivony, président de la Haute Cour Constitutionnelle.
Les hauts responsables militaires, à l’instar du Gal Ranto Rabarisoa, président du Comité Militaire pour la Défense Nationale, et du Gal André Ndriarijaona, chef d’État-major de l’Armée, ont assisté à la cérémonie, de méme que l’ancien chef du gouvernement, Albert Camille Vital, et les anciens ministres de son gouvernement.
Cette cérémonie d’hier a été l’occasion pour les alliés du Président de la Transition de lui confirmer leur soutien.

Marc A.
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Ambohitsorohitra: Les opposants absents



Les opposants à la Haute Autorité de la Transition ont été absents de la cérémonie de commémoration du 07 février 2009, hier à Ambohitsorohitra. Ni les membres du gouvernement issus des mouvances Zafy et Ravalomanana, ni ceux du parti MONIMA n’ont été vus sur place.
Les grands absents de cette cérémonie étaient sans nul doute le Premier ministre, Jean Omer Beriziky, et le président du Congrès de la Transition, Mamy Rakotoarivelo.
En revanche, le Gal Dolin Rasolosoa, président du Conseil Supérieur de la Transition, a rehaussé de sa présence cette cérémonie. Il en est de méme des autres chefs d’institution dont Herinirina Rakotomanana, président de la CENI, ou encore de Jean-Michel Rajaonarivony, président de la Haute Cour Constitutionnelle.
Les hauts responsables militaires, à l’instar du Gal Ranto Rabarisoa, président du Comité Militaire pour la Défense Nationale, et du Gal André Ndriarijaona, chef d’État-major de l’Armée, ont assisté à la cérémonie, de méme que l’ancien chef du gouvernement, Albert Camille Vital, et les anciens ministres de son gouvernement.
Cette cérémonie d’hier a été l’occasion pour les alliés du Président de la Transition de lui confirmer leur soutien.

Marc A.
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Alain Ramaroson: «Le pardon est une possibilité, mais …»


«Les Malgaches ont tendance à oublier facilement, et c’est bien là où réside tout le problème », dixit Alain Ramaroson, membre du CST et non moins leader de la lutte pour le changement de 2009.
De l’avis d’Alain Ramaroson, les responsables et auteurs de la tuerie du 07 février 2009 devraient absolument étre punis. Selon ses propos : « si les Egyptiens n’ont jamais pardonné à leurs dirigeants, la logique voudrait que nous fassions de méme envers les instigateurs de cette tuerie du 7 février 2009. Ceux qui ont appuyé sur la gâchette lors de ces événements porteront toujours sur leurs épaules la lourde responsabilité de ce massacre ».
Alain Ramaroson estime qu’il serait trop facile de pardonner…
Néanmoins, l’histoire devrait en retenir à jamais l’identité des instigateurs. Alain Ramaroson n’arrive toujours pas à réaliser que les auteurs du massacre n’aient eu aucun scrupule à tirer sur une foule sans armes ni munitions et qu’il n’y eut aucune sommation.
Par ailleurs, interrogé au sujet de l’amnistie, Alain Ramaroson de noter qu’il importe d’analyser les bénéficiaires potentiels au cas par cas, en fonction de leur comportement et de leurs responsabilités, en tenant tout de méme compte de certaines circonstances impardonnables…

Vola R
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Prix des produits pétroliers: Hausse de 34% de 2010 à 2011


Les prix des produits pétroliers importés ont connu une hausse moyenne de 34% en une année, de source auprès de l’Office Malgache des Hydrocarbures.

De janvier à décembre 2011, le prix moyen a atteint 969 $ par tonne métrique sur les marchés internationaux, contre 724$ par tonne métrique au cours de la méme période de 2010.
Par ailleurs, si 555 000 TM de produits pétroliers ont été importées durant l’année 2010, une hausse de 16% a été observée en 2011 où les importations pétrolières ont atteint 646 311 TM.

Facture pétrolière

Une telle hausse des prix internationaux, conjuguée avec l’augmentation des quantités importées, entraîne un gonflement de la facture pétrolière. Cet alourdissement de la facture a toutefois été estompé par l’appréciation de l’ariary en 2011, comparée à 2010. Le rapport de l’OMH indique que durant cette période, l’ariary s’est apprécié de 3% face au dollar. En effet, étant exclusivement importés à partir des marchés internationaux, les produits pétroliers vendus en Ariary à Madagascar sont achetés en dollars. Ainsi, les prix moyens mensuels des différents produits pétroliers disponibles sur le marché local ont connu une hausse de 110 Ar/litre (4%) de décembre 2010 à décembre 2011.

Evolution du marché

En 2011, le marché pétrolier a connu une croissance inédite avec une hausse de consommation de 12% par rapport à l’année précédente.Ayant renforcé le recours aux centrales thermiques pour pallier l’insuffisance des niveaux d’eau des centrales hydroélectriques, la Jirama a dû augmenter sa consommation en carburant l’an dernier. Les grands projets miniers ont également contribué largement à l’évolution du marché. L’OMH estime qu’en 2012, le marché va continuer à progresser, mais de manière plus modérée.

Claudia R.
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Etudiants de Vontovorona: Une nouvelle manifestation demain


Les étudiants de l’Ecole Polytechnique de Vontovorana ont décidé hier en assemblée générale de poursuivre et d’intensifier leur mouvement de protestation. Ainsi, ils ont décidé de tenir une manifestation demain. En effet, le délai qu’ils ont donné aux dirigeants pour résoudre le problème qui affecte l’enseignement supérieur a expiré le 06 février.
D’après Eli Jean Olivier Rajaonarison, vice-président de l’association des étudiants en Polytechnique d’Antananarivo, le but de cette manifestation sera d’attirer l’attention des dirigeants, dont le ministère des Finances et du Budget, sur la situation qui prévaut dans les universités publiques. Les étudiants réclament toujours la reprise des activités pédagogiques dans les plus brefs délais.
Les enseignants-chercheurs, pour leur part, ont fait savoir qu’ils ne reprendront du service qu’une fois leurs propres revendications satisfaites.
Les représentants de l’association des étudiants en Polytechnique tirent la sonnette d’alarme sur cette situation qui semble sans issue tant que les protagonistes continuent de camper sur leur position respective.
Ils appellent ainsi à la solidarité des universitaires dans cette revendication commune.

Claudia R.
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District de Besalampy: Plainte contre le chef de district



L’association des natifs du district de Besalampy, de la région Melaky, vient de déposer une plainte contre Rakotomalala Louis Robson, ancien chef de district de Besalampy pour abus de pouvoir.

D’après la CT Yasmine, présidente de cette association, cet ancien chef de district aurait utilisé le «pacte social» de ce district comme instrument de détournement de fonds et d’intimidations.
A titre d’information, l’association a cité le comportement indécent de cet administrateur civil à l’égard des jeunes mineures durant ses trois années de service dans la localité. La population avait été contrainte de céder à toutes ses recommandations et avait méme, dans le temps, cédé ses biens à cet ancien chef de district.
A la demande de la population locale, le ministère de l’Intérieur avait publié une décision relative à son affectation dans le district de Sakaraha, il y a 5 mois. Cependant, il ne se serait jamais présenté à son poste. «Peu de temps après son affectation, cet ancien chef de district est reparti dans la capitale où il a effectué une série de lobbying en vue de sa reconduction dans notre district. Ce qui est chose faite. Une décision relative à sa reconduction venait d’étre communiquée par le ministère de tutelle», précise la présidente de l’association. Elle a ajouté que l’association conteste énergiquement cette décision du ministère de l’Intérieur.

RR.
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Artisanat: Le programme MadaCraft financé par l’Union européenne


903.800 euros, c’est le montant du financement apporté par l’Union Européenne au programme d’appui à l’artisanat malgache ou MadaCraft II. La deuxième phase de ce projet a débuté en septembre dernier pour 30 mois.
MadaCraft consiste à promouvoir les produits artisanaux malgaches, à faciliter l’accès aux marchés national, régional et international. Les artisans ont récemment décidé de créer une marque MadaCraft. Désormais, la fédération des artisans dispose d’un label commun, avec comme slogan «Madacraft, la marque des artisans designers malagasy». Pour promouvoir les produits artisanaux malgaches, un espace de vente Madacraft, financé par la Région Ile-de-France a également été mis en place. Durant la première phase du projet en 2007, 750 artisans d’Antananarivo, de Toamasina, de Mahajanga et d’Antsiranana ont été accompagnés. Les services offerts par MadaCraft sont divers : formation en design et gestion, services financiers adaptés aux besoins des artisans et appui à la commercialisation, entre autres.
En somme, le projet MadaCraft, financé à 75% par l’Union européenne, permet de valoriser l’artisanat malgache.

Claudia R.

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