Sous les yeux de l’Onu

1. ronaldo09 ( 06/03/2009 10:43)
Les affrontements, ayant opposé hier les forces de l’ordre aux manifestants, ont arboré une tournure ravageuse. En effet, mécontents d’être privés d’accès, durant deux jours, sur la Place du 13 mai, des manifestants ont essayé de forcer les cordons de barrages formés par ces gens en treillis, fortement armés.

Ainsi, les premiers ont jeté des pierres contre les seconds qui, auparavant, ne se sont pas privés du malin plaisir de les arroser de bombes lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Le tout a été parachevé par des tirs d’armes à feu, en l’air dans un premier temps, et carrément dans la foule, par la suite. S’ensuivirent des courses-poursuites entre les belligérants même dans les dédales des quartiers. Une véritable guérilla urbaine qui s’est soldée hier par, tout au moins, quatre morts et des dizaines de blessés. Vers 17 heures hier, des cris de rage ont retenti et des larmes de douleur versées, du côté des 67 ha, quand les riverains ont appris qu’un garçon de 13 ans a succombé sous les balles des éléments des forces de l’ordre. Un mort, un de plus, dans cette véritable guérilla urbaine qui oppose, depuis avant-hier, les forces de l’ordre aux manifestants. En effet, avant-hier du côté de la « Petite vitesse » à Analakely, un homme a été abattu par balles réelles quand des hommes en treillis ont forcé la foule à s’éloigner de la Place du 13 mai. Ces hommes qui n’ont pas ainsi hésité à faire usage d’armes de guerre contre des civils qui, en guise de parade, n’ont pourtant eu que leurs dix doigts et des pierres pour riposter. Et, hier du côté des 67 ha, les mêmes traques militaires ont encore tracé la mort sur le pavé de cette crise. Plus grave encore, vers 18 heures hier, deux autres morts ont été constatés à Manarintsoa-Isotry et à Ankatso II, tandis que des dizaines de blessés, dont deux dans le coma, ont été enregistrées. Un autre jeune homme, hospitalisé depuis hier, a succombé suite à ses blessures.
Arroser la foule
Furieux d’être interdits d’accès sur la Place du 13 mai depuis avant-hier, des manifestants ont essayé hier de forcer les cordons de barrages formés par ces membres des forces de l’ordre. Et, comme à l’accoutumée, ces dernières ne se sont pas faites prier pour arroser la foule, dans un premier temps, de bombes lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Ce qui a amené cette dernière à riposter par des jets de pierre. Et ce qui devait arriver arriva dans la mesure où, ayant cru être attaqués, ces éléments de l’Emmo/Reg ont fait usage de leurs armes de guerre par des tirs en l’air, dans un premier temps. Des crépitements d’armes à feu qui ont pour ainsi dire fait bouillonner de rage des gens pour amener ces derniers à riposter davantage. Et ces éléments des forces de l’ordre les ont carrément traqués même dans les dédales des quartiers de la Capitale. Ceci, en les ayant tout simplement chargé de balles réelles.
Familles terrorisées
De 67 ha à Ambohipo, en passant par Isotry, Ampefiloha, Ankorondrano, Andravoahangy, Ankadifotsy et Ankazomanga, les crépitements des tirs des militaires ont littéralement terrorisé des familles qui se sont terrées chez elles. Tandis que des gens encore dans les rues, manifestants ou non, ont été pourchassés jusqu’au fin fond de ces quartiers par des balles réelles.
Des dizaines de blessés ont ainsi été admises à l’Hjra à Ampefiloha et, selon des médecins des urgences, certaines d’entre elles pourraient passer de vie à trépas, leurs blessures étant trop graves.
Pire, comme sous l’emprise de la drogue, ces hommes en treillis, durant l’après-midi d’hier, n’ont pas hésité à user de la crosse de leurs armes contre de simples passants qu’ils ont croisés, les ayant ainsi blessés, sous les yeux médusés des autres qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi ces militaires ont agi de la sorte.
Sous les yeux de l’Onu
Quoi qu’il en soit, ces purs actes de barbarie, voire ces pratiques terroristes, perpétrés contre de simples citoyens par des éléments des forces de l’ordre, ont été faits sous les yeux des deux émissaires de l’Onu et des quatre prélats du Ffkm, deux entités censées diriger les opérations de négociations pour la sortie de crise. En d’autres termes, le régime Ravalomanana vient de faire valoir que, pour rétablir la paix, il n’hésite point à faire règner un véritable terrorisme d’Etat contre ses propres administrés.
novalian'i fijo ny 06/03/2009 20:23
2. fozaoranabe ( 06/03/2009 10:48)
te ho lehibe lesy i tgv dia mibaikobaiko ohatran'io an,t@ voalohany dia hoe mibaiko ny miaramila aho,te ho lehibe nefa petit,izao indray dia mibaiko an'ny onu ,hijery ny connerie ny
3. nyavo2000 ( 06/03/2009 11:03)
ZAO LEITSY AN!

ANDRY TSY MAINTSY SAMBORINA!

ALEFA R8 an! ALEFA EMMONAT A!
Ataovy tsy tia vovoka, ataovy mandoa 13 mai....
4. xxx ( 06/03/2009 11:08)
marina izany efa tnga ny helico haka azy ao ambatobe
5. TEGEVE ( 06/03/2009 13:50)
anaka isany ,io tampohina io no nahatonga ny TGV ,sy ny mpanohana ara-bola dinozoro ,ireo no nahatonga an'i lekely iny ho sahy2 toa izao ,ny ato @ foibe betsaka no tsy miheno azy fa manao didy jadona,ka raiso ho anareo any , (l) (l)
6. fijo ( 06/03/2009 20:23)
ary ny fandikan dalana teo amin'ny 13 mai ve tsy sous la barbe de l'ONu????
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